Par 2014/02/27

Le Stress en Comptabilité et dans le Secteur Financier

stress comptabilitéL’augmentation de la compétitivité et de la concurrence, avec leur lot de fusions d’entreprises et de pratiques de rationalisation des effectifs, a entraîné de nouvelles exigences en milieu de travail. La somme de travail demandée aux employés s’accroît, alors que les ressources humaines et financières diminuent. Ces changements apportent nécessairement des problèmes de santé liés à cette nouvelle charge de travail. Nous pouvons donc constater que parmi ces problèmes de santé, un se démarque; les problèmes de santé mentale.

Le Stress et la Santé mentale en Comptabilité

Ils sont devenus un enjeu majeur de santé publique et économique. Ils représentent aujourd’hui une des plus importantes causes d’absence en milieu de travail. Vu cette importante hausse, il y a eu une étude qui a été faite, au Canada, auprès d’employés de tous les secteurs d’activité. Cette étude démontre que le tiers d’entre eux se sont absentés de leur travail au moins une journée au cours des six mois qui ont précédé l’étude pour des raisons de fatigue émotive, physique ou mentale.

Voyant les résultats alarmants en terme de réclamation d’assurances invalidité à court et à long terme, les entreprises commencent à ressentir le besoin de se doter d’approches plus complètes et plus intégrées en ce qui concerne les absences, les retours au travail, la santé et la productivité des employés.

Vu les nombreux questionnements au sujet de la santé mentale, des chercheurs ont décidés de faire une étude dans le but de mieux cerner les facteurs impliqués dans le processus de réintégration au travail d’employés du secteur privé qui se sont absentés à la suite d’un problème de santé mentale.

Ils veulent être en mesure d’élaborer des mesures de soutien et des pratiques préventives pour les gestionnaires, afin de diminuer les nombreux cas de problèmes reliés à la santé mentale. Pour ce faire, des annonces ont été publiées dans les journaux à grand tirage et les journaux de quartier des villes de Montréal et de Québec entre l’automne 2004 et l’hiver 2006, afin de recruter des participants. Les critères pour faire partie de l’étude étaient :

  • avoir vécu un problème de santé mentale au cours des trois dernières années;
  • avoir consulté un médecin à ce sujet (certificat médical);
  • s’être absenté de son travail dans une entreprise privée pendant trois semaines ou plus pour cette raison;
  • être sur le marché du travail depuis plus de cinq ans.

Ensuite, 43 employés du secteur privé ont accepté de participer à l’étude et ce, sur une base volontaire. À la suite de cette étude, trois questionnements ce sont principalement démarqués.

Tout d’abord, revenir ou ne pas revenir dans l’entreprise, après un arrêt pour santé mentale. Envisager de retourner travailler dans les conditions qui ont contribué à la détérioration même de leur état de santé soulève certaines réticences ou inquiétudes chez les participants. Bien souvent, ce qui motive les employés à revenir au même endroit, c’est pour conserver leurs acquis. Le retour au travail étant une étape cruciale à franchir et souvent marquée par un sentiment de vulnérabilité et une crainte de rechute, il est d’autant plus important que l’employé se sente appuyé et soutenu par son gestionnaire

La possibilité d’apporter des modifications à leurs tâches antérieures, est la solution qui diminue le plus des symptômes dépressifs des employés. Faire plus, faire trop jusqu’à arriver à l’épuisement devient un mode de fonctionnement normalisé dans cette institution centrée sur l’excellence. Les situations difficiles vécues au travail, tel qu’une surcharge de travail, les pousser à constamment se dépasser, de mettre les bouchées double et des exigences de flexibilités difficiles sont les facteurs principaux qui feront partir en arrêt de travail les employés de l’entreprise.

Ensuite, si on additionne aux conditions de travail difficiles, des événements stressant dans la vie personnelle de l’employé, son état de santé se fragilisera progressivement. La combinaison des deux facteurs est souvent très difficile a supporter, le stress s’installe en permanence et l’employé, pour conserver le petit peu de santé qui lui reste, se voit obliger d’arrêter de travailler.

stress comptableQue ce soit la mort d’un parent proche ou un enfant malade, ça ne se planifie pas. Il faut donc soutenir et aider l’employé a passé au travers pour éviter qu’elle ne sache plus quoi faire et vive un échec personnel. En tant qu’employeur, lorsque nous voyons que notre employé n’arrive pas à effectuer une tâche, même en travaillant très fort, il est important de lui fournir de l’aide. Il faut que l’employé se sente appuyé dans ce qu’elle vit. La préservation de l’estime de soi au travail et de ses compétences professionnelles favorise le retour au travail malgré la maladie.

Puis, se sentir attendu par son employeur et se voir offrir la possibilité de changer de poste, voilà des facteurs qui facilitent la reconstruction du sentiment d’efficacité     personnelle et confirment la reconnaissance de sa valeur professionnelle. Savoir qu’on a le soutien et la confiance de la direction aide a passé au travers des moments difficiles. L’appréciation et la reconnaissance des supérieurs ont un effet bénéfique sur le sentiment de compétence de l’employé et du même coup, directement sur son estime de soi.

Se sentir bien au travail, contribue fortement à garder une santé mentale saine. Les évaluations négatives et les commentaires méprisants sont à bannir des milieux de travail. Ils sont directement liés à l’augmentation des problèmes de santé mentale. On peut donc affirmer que de bonnes conditions de travail protège la santé mentale des employés d’une certaine façon.

stress secteur financierBien sur, lorsqu’on songe à retourner au travail, certains facteurs peuvent nous brusquer.Le retour au travail à la suite de problème de santé, est influencé par des facteurs économique, psychologiques, sociaux et professionnels. Entre autres, une situation financière difficile est le facteur qui influence souvent les employés à retourner au travail. Bien sur une aide de dernier recours est possible, mais souvent difficilement accepté.

Les prestations d’assurance-emploi ou les prestations de la sécurité du revenu, procurent un soutien financier, mais elles ne représentent qu’une fraction du salaire gagné avant l’arrêt de travail. Ils gardent malgré tout espoir de retourner au travail dans de meilleurs conditions et ou dans un environnement modifié qui pourra leur apporter le soutien qu’ils ont besoin.