Par 2013/07/04

Les Compétences Multiculturelles Essentielles d’un Gestionnaire

Gestionnaire multiculturelNous présenterons les compétences multiculturelles essentielles qu’un gestionnaire doit avoir à travers l’analyse d’un article scientifique. Cet article constitue un essai et nous creuserons plus dans le sujet dans un prochain article.

Tout d’abord, l’article tente d’évaluer l’utilité et la pertinence pour les gestionnaires d’avoir des compétences multiculturelles. L’article fait état de la situation actuelle où beaucoup de projets se réalisent à l’étranger et où les équipes de travail sont de plus en plus hétérogènes. On mentionne aussi que les taux d’échecs des projets à l’étranger varient de 20 à 50%. Cette situation engendre des coûts énormes en termes d’argent pour la compagnie et des couts sur le plan personnel pour le gestionnaire. On peut donc comprendre pourquoi il est important pour les gestionnaires actuels et futurs d’acquérir des compétences multiculturelles solides.

En se basant sur ces observations, l’auteur conclut qu’il est important d’acquérir des compétences multiculturelles pour avoir un avantage concurrentiel dans le marché mondial, pour attirer les meilleurs employés provenant des quatre coins du monde et pour faciliter le travail à l’étranger et les partenariats d’affaire internationaux.

Puisque la mémorisation des lignes directrices de toutes les cultures est quasiment impossible, le gestionnaire doit acquérir des compétences générales qui lui permettront de s’adapter à toutes sortes de situations. Selon l’auteur, la base de toutes les compétences multiculturelles est de savoir gérer des relations de confiance avec son entourage. En fait, il ne faut pas seulement que le gestionnaire soit en mesure de développer la relation de confiance, il faut aussi qu’il sache la maintenir. Il peut arriver à cet objectif avec l’aide de certaines compétences qui forment le point central de l’article.

Une première compétence qui semble très importante est celle de pouvoir manifester une connaissance et une maitrise de soi. En effet, on mentionne comprendre et évaluer les fondements de sa propre de culture, être en mesure de cerner ses forces et faiblesses personnelles, savoir reconnaître et admettre ses erreurs et agir avec modestie et assurance sans trop se prendre au sérieux. En résumé, un gestionnaire se connaissant soi-même, étant conscient de ses limites et en étant conscient de son entourage réalise un bon pas vers l’établissement de relations de confiance.

Gestion MulticulturelleLa deuxième compétence soulignée dans l’article est celle de la sensibilité culturelle. Un gestionnaire étant sensibles aux différences culturelles sera vraisemblablement capable d’écouter et de comprendre un autre individu, en se mettant à sa place par exemple. On mentionne aussi la vision des autres cultures positivement, sans préjugé. Un fait relié à ce point est particulièrement intéressant. En effet, on dit que les personnes ayant travaillé avec des gens provenant de cultures diverses ont tendance à défendre énergiquement ces mêmes cultures et les perçoivent positivement en prenant en compte le contexte historique et politique. On mentionne finalement le fait que les gestionnaires doivent être capables de s’adapter individuellement, qu’ils doivent être capables de respecter les normes linguistiques et surtout non-verbales des autres cultures et qu’ils doivent s’attendre à l’inattendu. Une phrase du texte peut facilement résumer tout le paragraphe : Lorsqu’on essaie de comprendre les gens, ceux-ci le remarquent en général. Il y a définitivement matière à réflexion.

La dernière grande compétence menant à l’établissement de relation de confiance est celle de savoir établir des relations interpersonnelles. Nommée comme cela, cette compétence peut sembler évidente. Mais l’est-elle vraiment? La majorité des points peuvent sembler évidents au premier coup d’œil, mais il semble clair que seule une minorité de personne comprennent vraiment la signification des points suivants.  On mentionne en premier le fait de faire preuve de confiance, d’honnêteté, de transparence. On doit donc être capable de faire confiance et de s’ouvrir à l’interlocuteur de façon à ce que lui aussi puisse nous faire confiance. La confiance n’est donc pas une relation à un sens. Cette phrase du texte résume très bien cette pensée : Les gestionnaires doivent selon toute vraisemblance être les premiers à manifester de la confiance, ce qui incitera les autres à les imiter. Le gestionnaire doit donc faire le premier pas dans l’établissement de la relation.  Ensuite, on mentionne aussi le climat de respect, le partage des compétences et des expériences professionnelles et finalement savoir consacrer du temps aux autres, que ce soit dans un contexte officiel ou non. En résumé, un gestionnaire doit savoir s’ouvrir et partager ses expériences dans le respect et prendre du temps pour connaître vraiment son entourage.

Si la haute direction privilégie l’ouverture face aux autres cultures et la connaissance de celles-ci, les employés et les gestionnaires auront très certainement tendance à faire de même. Les opinions de la haute direction face à la diversité culturelle est donc importante dans une entreprise. L’article rejoint aussi les mesures de gestion de la diversité au sein de l’entreprise. Une compagnie ou des obstacles à la diversité sont présents, tel les stéréotypes, la discrimination, ou l’ethnocentrisme par exemple, ne permet pas aux employés provenant de milieux culturels différents de répandre leur culture et ne permet pas non plus aux gestionnaire de faire preuve ni de sensibilité culturelle ni de confiance envers les autres, deux points marquant de l’article.

Suite à la lecture de cet article, je me demande si les relations d’affaires des gestionnaires ne sont pas dictées par la culture et la volonté d’un des pays. Je m’explique. Dans l’article, on semble vouloir dire qu’un gestionnaire avec des habiletés multiculturelles peut aisément répandre sa culture dans un autre pays tout en demeurant ouvert à celles de l’extérieur, dans une relation d’égalité. Pourtant, je me demande si, par exemple, la culture d’un gestionnaire Nord-Américain en voyage d’affaires en Chine est respectée. Dans cet exemple, je semble porter à croire que c’est la culture chinoise qui prédomine et que ceux-ci ne tenterait pas nécessairement de se mettre à la place du gestionnaire Nord-Américain. Y a-t-il un rapport de force ou une relation dominant-dominé entre les gestionnaires de deux pays? Si c’est le cas, certains pays tendent t’ils à être plus fermés à la culture extérieure? De plus, je me demande aussi si une grande partie de qualités énoncées dans l’article, comme l’écoute et l’ouverture au monde par exemple, ne sont pas en fait des qualités que toute personne dans la société devrait posséder? Un grand nombre de ses qualités sont selon moi essentielles à l’établissement de relations interpersonnelles enrichissantes, professionnellement mais aussi dans la vie en général. Nombre de ses qualités pourraient peut-être être qualifiées d’universelles? Pourrions-nous prendre une liste de ces compétences et qualités et l’appliquer dans un autre sous-domaine de la gestion en produisant des résultats semblables? Pourrions-nous appliquer ces compétences dans un domaine différent, comme la politique par exemple, et obtenir des effets positifs semblables? Cet article amène définitivement des questionnements et des réflexions intéressantes.

L’article est intéressant et ne pourrait pas être plus actuel. La statistique du début de l’article qui affirme que 63% de la croissance actuelle de la population provient de l’immigration le prouve. Avec la mondialisation, il semble important de s’ouvrir aux autres cultures et de faire un pas vers elles pour tenter de les intégrer aux compagnies. Je crois qu’une entreprise contenant une diversité culturelle est nettement plus apte à s’adapter aux fluctuations et aux risques, puisqu’avoir des employés de différents coins du monde permet probablement de trouver des solutions plus créatives qu’une entreprise qui n’embaucherait que des employés locaux. Cette entreprise serait, à mon avis, prise dans sa perception locale de la vie, dans le sens où seules les valeurs locales seraient représentées lors des prises de décision.