Par 2013/09/13

Comment Écrire un Cas en Comptabilité

Rédaction Cas Comptabilité Cet article fait partie de notre série d’articles sur les Cas en Comptabilité. Jetez un coup d’oeil à Comment Lire un Cas en Comptabilité Partie 1 et Partie 2.

Tout d’abord, suite à la lecture du cas, on devra rédiger sa réponse. Lors de la rédaction, on doit garder en tête que l’analyse et les arguments qu’il donne doivent répondre aux besoins et aux questions exprimés par le destinataire du rapport. En effet, on doit intégrer la réponse à son contexte et il serait inutile d’énumérer tous les éléments théorique. Les éléments de réponse présentés doivent être pertinents et on ne doit pas sortir du cadre du travail à faire, même si c’est pour étayer nos connaissances. L’objectif de la rédaction du cas est de partager les connaissances qui s’appliquent au cas, et pas l’ensemble de la théorie sur le sujet. Une bonne idée est de relire régulièrement la description du travail de façon à garder en tête l’objectif du cas. Évidemment, il est essentiel d’éviter les contradictions et de rester cohérent avec ses idées et ses opinions.

En général, on doit discuter des problèmes et des enjeux dans l’entreprise du client. Élaborer sur ce qui va bien dans l’entreprise est moins important et exige moins d’effort, mais doit tout de même être présent. En résumé, donner plus de temps et de texte aux choses qui vont moins bien, comme les risques et les problèmes.

De plus, bien que ce ne soit pas toujours évident,  on doit se concentrer sur l’essentiel des concepts théorique et les intégrer directement avec les informations du cas dans un paragraphe, plutôt que de séparer les notions théoriques et pratiques dans deux paragraphes distincts. Les développement strictement théoriques sont à éviter. Si votre développement pourrait s’appliquer à d’autres cas ou à d’autres situations, elle n’est pas assez intégrée au cas.   Il est tout de même important de se rappeler de présenter les connaissances théoriques pertinentes au cas, et ce même si le client semble en savoir beaucoup.

C’est une bonne idée de structurer le texte avec des titres et des sous-titres. Les titres doivent être clairs, concis et doivent bien préciser le contenu du paragraphe. Les titres aideront le lecteur à se retrouver dans le texte et à structurer/planifier sa réponse. Il est intéressant d’intégrer les titres et sous-titres dans le plan de réponse pendant la lecture du cas.

Pendant la rédaction, il est aussi important de prendre en compte le facteur temps. En effet, un élève qui respecte le temps alloué à un cas et utilisant différentes stratégies de gestion du temps évitera des situations où il finira l’écriture de son cas avec du temps restant ou sans avoir eu le temps de finir. Lors de la pratique de cas, il est donc important de se chronométrer et de ne pas dépasser le temps alloué de façon à ne pas avoir de problèmes reliés au temps lors des évaluations importantes. Il est aussi important de tenir compte et de respecter le plan de réponse établi pendant la lecture du cas. Respecter le plan de réponse et le temps accordé permettra à l’élève de traiter tous les sujets importants du cas et donc de maximiser ses points.

Il est aussi essentiel de tenir compte des indices présent dans le cas. On devra donc éviter les hypothèses et respecter le cadre de discussion du cas. Ne pas inventer des hypothèses inclut l’invention de chiffres, de données, de problèmes et d’enjeux. Le correcteur du cas ne tiendra pas compte des éléments non pertinents et des hypothèses soulevées par l’élève.

La rédaction d’une section Aperçu constitue un élément relativement important de la rédaction. Elle devrait contenir les éléments de base du cas qui seront utilisés tout au long du cas. On y inclura aussi les définitions, références et contraintes qui touchent encore une fois la majorité de la réponse. On doit éviter de présenter des éléments de réponses et de résolution du cas dans cette section, puisque ceux-ci seraient présentés de façon incomplète et créeraient des répétitions. En résumé, la section aperçu devrait contenir des idées distinctes du cas qui commencent et se terminent dans cette section. Si il y a manque d’idées pour la rédaction de cette section, il vaut mieux se concentrer sur la section de la résolution de problème et il est même possible de cette section soit écrite à la toute fin du cas. Il est même possible que certains types de cas, comme ceux très dirigés ou très courts, ne demandent pas la présence de cette section.

Formuler une analyse complète et bien structurée est essentielle. L’analyse devra répondre à trois grandes questions, soit Pourquoi?, Quel est l’Impact? Comment?. Répondre à ses trois questions au bon moment lors de la rédaction permettra d’avoir un ensemble d’idées bien structurées, pertinentes et complètes. L’utilisation de marqueurs de relations a tendance à aider pour la structure des réponses.

Pour avoir une réponse de qualité, il est important présenter plusieurs idées distinctes. En effet, les éléments d’un cas nécessite toujours une analyse poussée comprenant plusieurs arguments et plusieurs aspects. L’efficience dans la rédaction devient un élément clé dans cette situation, puisque les idées ont tendance à s’empiler rapidement. Il est plus avantageux de mettre son énergie sur plusieurs petites idées que de concentrer toute son énergie sur quelques aspects et que ceux-ci ne soient pas bons. Enfin, les premiers moments de la rédaction sont habituellement consacrés à l’écriture des sujets les plus profitable en terme de points.

écrire cas en comptabilitéLa présence d’idées nouvelles est aussi un élément important d’une réponse de qualité. En effet, le développement devra contenir des idées qui ne viennent pas du cas et qui étaient inconnu du client. Le correcteur ne tiendra pas comptes des idées provenant du cas, l’élève doit donc utiliser ses propres idées. On peut l’illustrer avec le fait que le client vous paiera un montant pour chaque idée nouvelle et pertinente que vous lui donnerez et ne vous paiera pas pour les idées qu’il a déjà énoncé dans le cas. Le correcteur connait bien les données du cas, il est donc inutile de les répéter dans la réponse. Ne pas répéter le cas fera économiser du temps lors de la rédaction. Dans le même ordre d’idées, il est inutile de répéter une idée deux fois dans la réponse, puisque l’idée sera corrigée seulement une fois et une répétition prendra la place, en terme de temps, d’une autre idée pertinente qui aurait pu être écrite. Il faut aussi tenter d’éviter la répétition au niveau des calculs, comme la provenance des chiffres présentés dans le cas par exemple. Pour les calculs, on doit s’en tenir à l’essentiel et éviter d’énoncer la même idée en chiffre et en mots. Il est aussi inutile de présenter les signes biens connus (comme le $) par exemple. En résumé, on se doit donc de garder en tête que toutes les idées doivent être différentes et pertinentes et qu’on doit s’en tenir à l’essentiel.

Calculs et Sections Quantitatives

Abordons maintenant les calculs et  la section quantitative d’un cas. Les calculs sont indispensables à la rédaction d’un cas de qualité et constitue souvent une partie importante du cas. Les calculs seront souvent utiles pour analyser une idée mais ne formeront pas une idée en eux-mêmes. On doit les voir comme des outils et des justifications pour ajouter de la profondeur et de la pertinence à l’analyse d’une idée.

Les calculs doivent toujours avoir une utilité. On se doit toujours de savoir pourquoi on fait un calcul (son objectif). Deux étapes sont nécessaires pour déterminer quel calcul est pertinent à utiliser. La première étape est de définir ce qu’on veut analyser et évaluer, donc l’objectif du calcul. Des bons exemple seraient: établir la juste valeur d’une entreprise, déterminer si la société est solvable, déterminer si une clause contractuelle est respectée. Avoir un objectif aidera à déterminer quel calcul est pertinent. Des petits calculs qui ne sont pas pertinents ne servent à rien. C’est une bonne idée d’écrire l’objectif de chaque calcul avant de le présenter dans la réponse puisque cela force à réfléchir à l’utilité du calcul. La deuxième étape est de faire la liste des moyens de réalisation de l’objectif. Elle consiste à identifier les façons de résoudre le problème. Ces façons prennent souvent la forme de calculs. Ainsi, pour une situation donnée, on aura le choix de deux ou trois calculs et on devra choisir le plus pertinent pour le problème et pour atteindre l’objectif fixé. Dans le doute, il est mieux de développer un calcul simple et court qu’un calcul long et compliqué. Suite au calcul, on peut utiliser la comparaison (secteur par exemple), faire un retour à l’objectif du calcul et aux objectifs du cas peut offrir une valeur ajoutée au cas et ajouter de la profondeur à l’explication. Il est important de ne pas mettre un calcul seul ; on doit l’accompagner avec des explications, une interprétation ou une recommandation.

La plupart du temps, les calculs important exigeront la mise en place d’hypothèses de travail. Celles-ci doivent être réalistes, raisonnables. Les hypothèses ne doivent pas être celles du cas et doivent pouvoir être justifiées. Elles doivent aussi être faciles à travailler, donc ne pas utiliser de chiffres avec des décimales mais plutôt des chiffres arrondis. Enfin, les hypothèses arbitraires qui n’apportent aucune pertinence au cas sont à prescrire.

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La Conclusion et les Recommendations

Enfin, discutons de la section finale de la réponse d’un enjeu ou d’un problème qui contient généralement les conclusions et les recommandations au client. Cette étape est essentielle car elle démontre un jugement professionnel. En règle générale, chaque analyse de problème doit se terminer par une conclusion (commentaire global sur la situation) ou par une recommandation (quoi faire) au client. Pour avoir une analyse de qualité qui plaira au correcteur, il ne faut pas les omettre et c’est la demande du client qui déterminera si on fait une conclusion ou une recommandation. C’est une bonne idée de formuler chaque recommandation en terme positif, précis et concret. Commencer une recommandation par un verbe a l’infinitif nous forcera a déterminer l’action a entreprise et rendra la rédaction plus rapide. De plus, il est important de prendre position et de ne pas rester vague dans les recommandations, on doit avoir confiance en nos décisions : seule les recommandations complètes et précises sont prises en compte dans l’évaluation d’une réponse.